Le procès en appel de Yassine El Azizi s'est ouvert le 1er juin 2026


04 juin 2026 - 163 vues

Le procès en appel de Yassine El Azizi, le conducteur qui a mortellement percuté la gendarme Mélanie Lemée en juillet 2020, s'est ouvert le 1er juin 2026 et doit se tenir jusqu'au 10 juin 2026.

Voici les points clés de ce nouveau chapitre judiciaire :

Le cadre du procès en appel

  • Lieu : L'audience se déroule devant la cour d'assises du Gers, à Auch, après un dépaysement de l'affaire qui avait initialement été jugée en Lot-et-Garonne.

  • L'enjeu : L'accusé (31 ans) conteste la qualification des faits et la lourdeur de sa peine en première instance. Il est jugé pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

  • Le débat juridique : Tout l'enjeu des débats repose sur l'intentionnalité. La défense insiste sur l'absence d'intention de tuer, posant la question de la distinction entre un homicide involontaire lors d'une fuite et un acte criminel délibéré. À l'inverse, l'accusation soutient qu'il a sciemment foncé sur le barrage à plus de 130 km/h pour échapper au contrôle.

Rappel des faits et du premier verdict

  • Le drame (juillet 2020) : Mélanie Lemée, jeune gendarme de 25 ans affectée à la brigade d'Aiguillon et ancienne championne de France militaire de judo, avait été mortellement fauchée à Port-Sainte-Marie alors qu'elle installait un dispositif d'interception (herse). Le chauffard fuyait un précédent contrôle routier, roulait sans permis et sous l'emprise de stupéfiants.

  • La première condamnation (juin 2025) : La cour d'assises du Lot-et-Garonne à Agen avait condamné Yassine El Azizi à 30 ans de réclusion criminelle, suivant scrupuleusement les réquisitions de l'avocat général. C'est à la suite de ce verdict que ses avocats avaient immédiatement interjeté appel.

La position des proches

Les parents de la victime, présents à Auch, ont exprimé par la voix de leur avocat qu'ils n'étaient pas animés par la haine ou la vengeance, mais qu'ils attendaient une nouvelle confirmation de la responsabilité de l'accusé pour les faits commis, tout en redoutant la douleur de devoir revivre les dix jours d'audience de l'année précédente.

Le verdict de la cour d'assises du Gers est attendu pour le mercredi 10 juin 2026.

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