Ail gersois : David TAUPIAC apporte son soutien aux producteurs et appelle à privilégier le local


15 septembre 2026 - 30 vues

À la suite de l’action menée vendredi par des producteurs d’ail gersois et des représentants des Jeunes Agriculteurs du Gers et du Tarn-et-Garonne au Carrefour d’Auch, je souhaite apporter mon soutien à la filière ail de notre territoire.

Le Gers est l’un des principaux bassins français de production d’ail blanc et d’ail violet. Pourtant, alors que nous sommes en période de production et que nos producteurs disposent encore de stocks importants, ils constatent la présence, dans les rayons de certaines grandes surfaces, d’ail provenant notamment d’Espagne.

Après avoir été alerté sur cette situation fin août a l’occasion d’une réunion avec les producteurs d’ail à Tournecoupe sur l’exploitation de Pierre-Emmanuel Carboue, le député a confirmé apporter son soutien et son accompagnement à l’initiative de création d’une association de producteurs capable de mieux représenter les intérêts de la filliere de l’ail dans le sud ouest au sein de l’interprofessionnel nationale afin de peser sur les relations commerciales avec les négociants et la grande distribution.

Cette situation pose une véritable question de cohérence. Comment demander à nos agriculteurs de produire, d’investir, de respecter des normes toujours plus nombreuses et de maintenir des productions de qualité sur nos territoires, si leurs produits ne trouvent pas leur place dans les rayons de la grande distribution ?

Au-delà de la question de l’origine, c’est bien la capacité de nos producteurs à vivre de leur métier qui est en jeu. Chaque kilo d’ail gersois qui ne trouve pas de débouché est une difficulté supplémentaire pour une exploitation agricole.

Je comprends donc la colère exprimée par les producteurs mobilisés. Elle traduit une inquiétude réelle pour l’avenir de la filière et, plus largement, pour le maintien de nos productions agricoles locales.

Je demande que le dialogue puisse rapidement s’engager entre les producteurs, les négociants, les représentants de la grande distribution et l’ensemble des acteurs de la filière afin de trouver des solutions concrètes permettant de garantir la valorisation de l’ail produit dans le Gers et plus largement dans le sud-ouest.

Mais cette mobilisation doit également nous interpeller collectivement, en tant que citoyens et consommateurs. Lorsque nous en avons la possibilité, privilégier un produit local, français et de saison est un acte concret pour soutenir nos agriculteurs.

Consommer local, c’est faire vivre nos exploitations agricoles, maintenir des emplois et préserver les savoir-faire qui font la richesse de notre territoire. Derrière chaque produit acheté localement, il y a le travail d’un agriculteur et une économie locale qui bénéficie directement à notre territoire.

Le consommateur doit pouvoir identifier clairement l’origine des produits qu’il achète et faire, en toute transparence, le choix de privilégier une production française et locale.

Notre agriculture ne peut pas être seulement défendue dans les discours. Elle doit aussi l’être dans les actes : par les choix des négociants, de la grande distribution, par une information claire du consommateur, mais aussi, chacun à notre niveau, par nos choix de consommation.

Défendre l’ail gersois, c’est défendre nos agriculteurs, notre économie locale et l’avenir de nos territoires ruraux. Nos producteurs ne demandent pas des privilèges : ils demandent simplement de pouvoir vivre pleinement de leur métier et du fruit de leur travail.

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